les 2, 3, 5 et 6 juin

TARIF A

CREATION

     

Salia Sanou/Seydou Boro
compagnie Salia nï Seydou

 

Poussières de sang

8 danseurs, 4 musiciens

avec le Centre National de la Danse

  Fin 2006 à Ouagadougou, la compagnie Salia Nï Seydou inaugurait un Centre de développement chorégraphique. Unique sur le continent africain, cette réalisation consacrait la démarche de ces artistes, leaders du mouvement de renouveau de la danse dans l’Afrique contemporaine. Mais la fête fut gâchée, balayée par un soudain accès de fièvre entre groupes armés dans la capitale du Burkina Faso.
Aujourd’hui, la pièce Poussières de sang ne vient pas raconter cette anecdote, mais traverser, avec une densité toute africaine, ces moments « où le temps paisible nous échappe, se transforme en une tempête dévastatrice, nous laisse impuissants sur un sol qui se dérobe sous nos pieds ». D’où une chorégraphie pour huit danseurs, se saisissant de
« l’altération, la déshumanisation du corps, la fissure profonde, l’oubli de soi, le travail en tension, la lenteur extrême » ; explorant « la chute, chute verticale du corps qui se brise ».
  L’inspiration des danseurs se nourrit de l’observation des corps et destins éprouvés par l’histoire, qui ne manquent pas dans leur entourage.
Dans une scénographie pensée au plus près de la danse, Poussières de sang s’annonce comme une pièce ample, la plus ambitieuse de Salia Nï Seydou, intégrant sur le plateau quatre musiciens en renom et une chanteuse populaire fameuse, du Burkina Faso. L’Afrique d’aujourd’hui danse sa pensée pour notre monde.

Gérard Mayen


SALIA NÏ SEYDOU ET LE THEATRE DE LA VILLE
2001 Taagalà, le voyageur