samedi 30 mai 17h

TARIF D

     
Sanjay Subrahmanian
chant carnatique
accompagné au violon et mridangam
 

Pour la 3e fois au Théâtre de la Ville.

Inde du sud

  Les plus grands chanteurs carnatiques possèdent rarement une voix travaillée alors que la « voice culture » est primordiale dans le Nord. Dans le paysage musical du Sud, l’atout majeur de Sanjay Subrahmanian est sa voix de ténor d’une superbe résonance. Ce chanteur énergique et infatigable se distingue aussi par son physique de grande stature et son autorité sur scène.
Né à Madras en 1968 dans une famille de mélomanes, il étudie d’abord le violon dès l’âge de sept ans avec le maître réputé Lakshminarayana (père des violonistes L. Subrahmanyam et L. Shankar).
Il étudie aussi le chant avec différents guru-s renommés dont Rukmini Rajagopalan (pendant huit ans) et Calcutta K.S Krishnamurthy, tous deux liés au grand compositeur Papanasam Sivam et influencés par l’illustre G.N. Balasubrahmaniam, qui rénova l’art vocal dans les années 60 pour le rendre plus attrayant.
À vingt ans, il figure parmi les meilleurs espoirs de sa génération par son art consommé de l’improvisation rythmique, la clarté de ses développements et une technique vocale impressionnante.
  Il donne bientôt deux cents concerts par an tout en dirigeant un cabinet d’expertise comptable… Son art au style étincelant très imaginatif est porté à des démonstrations de flamboyance qui captent l’auditoire aux quatre coins du monde.
Sa juste énonciation des poèmes chantés est reconnue pour sa puissance et son intensité. Sa flexibilité vocale lui permet de mettre parfaitement en forme ses idées musicales dans une vision claire où les éléments extrêmement divers du chant sont bien proportionnés.
Il aime citer comme l’une de ses influences le chanteur Madurai Mani Iyer dont la pureté d’âme et de style sont toujours une référence.
Ayant atteint l’âge de la maturité musicale, Sanjay Subrahmanian a reçu en 2007 la Kalaimamani Award, prestigieuse récompense décernée par le Gouvernement du Tamil Nadu.

Christian Ledoux