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samedi 7 février 17h

TARIF D

     
Zarsanga chant  

Mohabat Khan rubâb
2 percussions

Pakistan

  Tout juste 20 ans après son premier concert parisien, le « Rameau d’or », Zarsanga, cette « Queen of Pashtun music », nous revient à Paris pour un unique programme. Bonheur… âpre et soyeux, tout comme elle !
Au fil des ans, cette frêle bergère nomade koochie s’est muée, par la grâce d’une voix au dépouillement acéré, en véritable « déesse des combattants pashtouns » : kalachnikov en berne, ceux-ci défaillent en sanglots au simple envoi du moindre vers affûté de ses lèvres. Comment en effet résister à cet incisif souffle des montagnes, quand elle livre des invites telles que « Ne laisse pas mon cœur aller solitaire… » ?
Mais outre ces ardents peshmergahs, Zarsanga chante bien aussi au nom de tous ceux, et surtout de toutes celles issu(e)s d’une terre pashtoune dotée, nous confie-t-elle, de cette « fragrance de fraternité, de liberté et de fierté » qu’elle affectionne tant.
  Par-delà même les limites de sa contrée bien-aimée, elle n’a de cesse, depuis plus de vingt ans maintenant, de propager ce parfum-là jusqu’aux confins du monde : Paris, Londres, Bruxelles, New York… Accompagnée du lumineux rubâb de Mohabat Khan et d’audacieuses percussions, elle y chante la difficulté d’aimer sous des cieux où le mariage est décidé par les oncles, les épopées des héros des clans mythiques pashtouns, ou encore le charme « des complots entre femmes, réunies les longues après-midi d’été où il fait bon se raconter des histoires, encore des histoires, tandis que les hommes sont à la guerre… » *

Pierre-Alain Baud


* Véronique Mortaigne, in Le Monde, mars 1993.