samedi 4 avril 17h

TARIF D

     

Aleksandar Madzar piano

 

SCHÖNBERG : Trois Pièces, op. 11
SCHUBERT
: Sonate en ut mineur, D 958
HAYDN
: Sonate n° 31, en la bémol majeur, H XVI/46
RAVEL
: Jeux d'eau ; Valses nobles et sentimentales

  Le Théâtre de la Ville l’avait invité bien avant que les Concours de Leeds et de Milan ne lancent sa carrière internationale. À l’affiche ici pour la neuvième fois, Aleksandar Madzar est l’exemple type de ces découvertes devenues fidélités qui caractérisent la politique artistique du Théâtre. En récital, ou avec des partenaires aussi divers que Marc Coppey, Alban Gerhardt ou le Quatuor Takács, le pianiste d’origine serbe a conquis le public parisien par son style brillant mais sans tapage, sa sincérité, son absolue intégrité de pensée, un refus catégorique d’en rester aux effets et aux approches de surface. Lauréat de multiples compétitions, il aurait pu comme tant d’autres se ruer dans la carrière, mais il choisit au contraire, de s’imposer une période sabbatique de réflexion, de restructuration, avant de repartir sur la base de ses premiers triomphes.   Il préserva les miraculeuses qualités d’un jeu personnel où s’allient l’instinct tumultueux des tempéraments venus de l’Est, un travail passé au crible de sensibilités plus occidentales et son expérience d’enseignant aux conservatoires de Bruxelles et de Berne. Le programme très éclectique choisi pour ce récital est révélateur de cet acquis. On y trouve les Trois Pièces, opus 11 d’un Schönberg en pleine mutation, ne sachant trop encore s’il serait peintre ou compositeur, la légendaire Sonate en ut mineur D 958 de Schubert, celle, fondatrice, en la bémol majeur n° 31 de Haydn et, autre univers encore, Jeux d’eau et Valses nobles et sentimentales de Ravel, pour le plaisir du son et des couleurs.

Gérard Mannoni