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Ferenc Vizi piano |
MOZART : Sonate n° 2, en fa majeur, K 280 |
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SPLENDEUR DU PIANO. Ferenc Vizi n’oublie pas ! Pour son troisième concert au Théâtre de la Ville, le fulgurant pianiste roumain espère faire venir deux personnes de sa Transylvanie natale : le directeur qui, entendant l’enfant jouer divinement de l’accordéon, lui a ouvert aussitôt les portes de son école de musique dont un idiot lui avait interdit l’accès quelques années plus tôt ; et le premier professeur qui lui fit rattraper son retard. Sans trop de mal : l’artiste n’a-t’il pas toujours possédé la clé du piano ? « Ce n’est pas un instrument, c’est l’Instrument. Il ouvre le cœur, comme on dit chez nous, et permet d’exprimer ce que notre langage ne peut pas. » Comme toujours, l’heureux jeune papa de jumelles a fait de son programme « un paysage où l’on entre et que l’on parcourt… Au Théâtre de la Ville, j’ai la chance d’avoir pu le construire en toute liberté et c’est, je crois, le plus beau que j’aie pu proposer ». |
Phénoménal, en effet, le voyage, en deux parties s’achevant par deux œuvres colossales pour un piano-orchestre, l’Appassionata de Beethoven et Après une lecture de Dante de Liszt ! « Pour qu’elles redeviennent fraîches et claires dans son ressenti » Ferenc Vizi, qui se « méfie de ce qui semble appartenir à un passé collectif », a attendu plusieurs années. Quant à Mozart et Schubert, ses deux nouvelles passions, il désire nous en faire partager « l’extraordinaire recherche de clarté et de pureté de la forme ». Et, quand Ferenc Vizi s’assiéra au piano, il ne sera pas le seul « à sentir la scène vibrer de la présence de Sebök », le maître disparu. Anne-marie Bigorne |
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