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Werner Güra ténor |
SCHUBERT : Le Voyage d'hiver (Winterreise), D 911 |
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L’AME DE LA VOIX. En février 2008, le jeune ténor allemand Werner Güra devait chanter l’opus 39 de Schumann et des Lieder de Mozart. Une mauvaise chute a empêché ce qui aurait été un des sommets de la saison du Théâtre de Ville et de la vie musicale parisienne. L’événement n’en est que plus attendu. L’artiste racé, héros mozartien – Tamino, Don Ottavio, Ferrando…– et rossinien de rêve – Almaviva, Don Ramiro…–, revient. Mais il a changé de programme et choisi Le Voyage d’hiver/i> de Schubert à qui les « lieder de ce cycle plaisaient plus que tous les autres. » Plaire, un terme beaucoup trop fade pour ce que nous ressentons aujourd’hui à l’écoute de ce suprême chef-d’œuvre. Werner Güra saura en faire jaillir l’émotion profonde, donner tout leur sens aux poèmes de Wilhelm Müller, contemporain de Schubert. |
Le pianiste Christoph Berner, Allemand lui aussi, chemine à ses côtés dans ce paysage hivernal de l’âme en quête de la connaissance de soi. Avec lui*, le jeune chanteur construit « une communauté d’interprétation, indispensable dans le lied. Le pianiste doit savoir ce que je dis et ce que je pense de ce que je dis. Avec Christoph, je peux exprimer tous mes feelings dans la plus totale liberté ». À 5 ans, Werner Güra chantait déjà avec les enfants du voisinage. À 18 ans, après la mue, il se révèle ténor : son timbre est pur, homogène, brillant, au grain parfait, à l’instar de son idéal Fritz Wunderlich, « unique dans la technique, le style et dans l’art de mettre de l’âme dans la voix ». Comme lui. Anne-Marie Bigorne * W. Güra a déjà enregistré avec Ch. Berner 3 CDs chez HM. La critique est unanime. |
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