English version
AU THÉÂTRE DE LA VILLE
AUX ABBESSES
 
Théâtre
Danse
Musique
Musiques du Monde

Septembre 2010

L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
map


Une page d'histoire...

 


A l’origine,
le Châtelet était un château fort qui devint par la suite le siège d’une juridiction civile et criminelle du vicomté de Paris.

1802 tous les bâtiments sont détruits sauf la tourelle du guet.

1er Empire la place est nivelée et agrandie.

1851 le quartier du Châtelet et tout Paris est repensé sous l’égide de Haussmann en terme d’urbanisme et d’architecture. Ainsi, Paris est traversé par de larges travées et d’imposants bâtiments sont construits en bordure de ces travées.

1860 l’architecte Gabriel Davioud construit de part et d’autre de la place du Châtelet et de la colonne du Palmier deux théâtres de même style à la demande du Baron Haussmann.
Davioud est aussi l’architecte de l’ancien Trocadéro aujourd’hui remplacé par des bâtiments dont l’aile gauche abrite aujourd’hui le Théâtre de Chaillot.
Le théâtre place du Châtelet est appelé en 1862 Théâtre Lyrique en remplacement de celui du Boulevard du Temple rasé selon les plans de Haussmann. Il est construit à l’emplacement de la rue de la Vieille Lanterne où le poète Gérard de Nerval s’est pendu au dessus de la grille d’un égout en 1855, à l’emplacement de l’ancien trou du souffleur du théâtre.

Incendié pendant la Commune (en 1871), le bâtiment est reconstruit par les soins de la Ville de Paris en 1874. Il prend alors le nom de Théâtre Historique en 1875 puis celui du Théâtre des Nations en 1879 et accueille la Troupe de l’Opéra Comique en 1887.

En décembre 1898, c’est l’illustre tragédienne Sarah Bernhardt qui prend la direction de ce théâtre, lui donne son nom, et anime ce lieu durant 25 ans.

Sous l'occupation, le Théâtre Sarah Bernhardt est renommé Théâtre de la Cité ; c'est Charles Dullin qui en prend la direction. En 1943, la première pièce de Jean-Paul Sartre, Les Mouches, y est créée.

Après la guerre, le Théâtre Sarah Bernhardt reprend son nom, sous la nouvelle direction d'A.M. Julien, et accueille de 1947 à 1957 le Théâtre des Nations qui invite Brecht et le Berliner Ensemble, Visconti, l’Opéra de Pékin, Giorgio Strehler et le Piccolo Teatro di Milano…

A la fin des années 60, le bâtiment nécessite de profondes rénovations. L’intérieur est entièrement démoli et ne sont conservés que les murs, le toit et la façade. La nouvelle salle en amphithéâtre vient répondre aux exigences de la scénographie contemporaine.

L’architecte Jean Perottet, les décorateurs Fabre et Tribel et le scénographe René Allio (auxquels on devra par la suite de très nombreuses réalisations culturelles, dont, à Paris, le Théâtre national de Chaillot) conçoivent une salle de 1000 places réparties sur les gradins qui, construits d’une seule volée de 25 m, sans piliers, au-dessus du foyer du public, susciteront de nombreuses imitations à travers le monde.

Le Théâtre Sarah Bernhardt devient Théâtre de la Ville en décembre 1968 pour sa réouverture au public.
La façade de Gabriel Davioud est inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques en 1990.



Le Théâtre de la Ville : « L’art dans la diversité de ses formes théâtrales, chorégraphiques et musicales ».
Jean Mercure



1968 Jean Mercure, animateur-directeur

C’est donc en 1968 que le comédien et metteur en scène Jean Mercure le crée sur un concept révolutionnaire qui a fait depuis bien des émules : programmation pluri-disciplinaire mêlant danse et théâtre mais aussi musique, musiques du monde, mime, humour, cirque ; deux horaires 18h30-20h30 ; création ;  service public, tarifs pratiqués, parmi les plus bas de la capitale, permettant à un large public de venir ; nombreuses formules d’abonnements, d’adhésion. Jean Mercure sera, ainsi qu’il aimait se définir, « l’animateur-directeur » de l’institution, subventionnée uniquement par le Conseil de la Ville de Paris, jusqu’en 1985.


1985 direction Gérard Violette
Gérard Violette, son administrateur général depuis sa création, lui succéda. Resté viscéralement fidèle aux principes fondateurs, celui-ci a cependant donné à la danse et aux musiques du monde un incomparable essor et augmenté considérablement le nombre de spectacles et de représentations. En moyenne 100 programmes par an dont une quarantaine consacrée à la danse. S’il a toujours suivi et soutenu le parcours des artistes qu’il a révélés, tracé ainsi de magnifiques trajectoires, Pina Bausch, Anne Teresa de Keersmaeker, Alain Platel, Shankai Juku…, Gérard Violette n’a jamais cessé de débusquer les nouveaux talents : Peeping Tom,  Ea Sola, François Verret, Jérôme Bel… 


1996 ouverture du Théâtre des Abbesses
En 1996, le Théâtre de la Ville a enfin sa seconde salle : un nouveau théâtre de 400 places,  les Abbesses , construit sur la Butte Montmartre, qui  lui permet de développer et d’affiner sa politique.
 

2008 direction Emmanuel Demarcy-Mota

Un théâtre ouvert sur le monde
Emmanuel Demarcy-Mota succède à Gérard Violette. Souhaitant poursuivre et développer L’ouverture exceptionnelle du Théâtre de la Ville sur le monde et sur les arts, il met en place un projet d’ouverture au Théâtre en langues étrangères et à la poétique des langues, rassemble un Ensemble artistique du Théâtre de la Ville, associe deux auteurs vivants au projet, propose une programmation Jeune public, s’interroge sur les générations (invitation de grands maîtres et de jeunes artistes) et la transmission, développe des projets d’ intersections entre les différents arts

Biographie d’Emmanuel Demarcy-Mota


Beaucoup parmi les plus grands artistes du monde ont participé à l’aventure de ce théâtre.

Théâtre

Peter Brook, Benno Besson, Peter Stein, Lucian Pintilié, Matthias Langhoff, Bob Wilson... Parmi les metteurs en scène français, Patrice Chéreau mais aussi Jean-Pierre Vincent, Georges Lavaudant, Gildas Bourdet, Jacques Nichet,  Alain Françon, André Engel  et bien sûr, Emmanuel Demarcy-Mota (pour la première fois au Théâtre de la Ville en 1999 avec  « Peine d’amour perdue » de Shakespeare).

Danse

Ce sont tous les chorégraphes constitutifs de l’histoire de la danse qui ont été coproduits et/ou continuent de l’être : Pina Bausch, Anne Teresa de Keersmaeker, Merce Cunningham, Shankai Juku, Alain Platel, Sidi Larbi Cherkaoui…sans oublier dans les premières années :   Alwin Nikolais, Maurice Béjart, Carolyn Carlson, Mats Ek, Jiri Kylian, John Neumeier et tant d’autres.

Musique

Sommets mythiques : Arturo Michelangeli, Claudio Arrau, Gustav Leonhardt, Michel Portal, Gidon Kremer,  Isaac Stern, Janos Starker, Gyorgy Sebök, Elisabeth Schwarzkopf, Teresa Berganza, René Jacob, Youri Bashmet…
Sommets d’aujourd’hui : Andreas Scholl, Andreas Staier, Marc Coppey, Jean- Guihen Queyras, Café Zimmermann, Alexandre Tharaud, Graf Mourja, Fabio Biondi…. qui ont fait leur premiers pas au Théâtre de la Ville…
Grands de demain : Plamena Mangova, Alena Baeva, Gli Incogniti… 
Sans oublier les Glen Branca, Kronos Quartet, Bang on a Can ….

Musiques du monde

Maîtres incontestés des grandes traditions instrumentales et vocales : griots du Mali,   qawwali du Pakistan, mugham d’Azerbaïdjan, maqâm irakien, radif iranien, poésie des grands mystiques soufis, chaâbi algérois, maloya réunionnais, chant diphonique des steppes d’Asie Centrale, chant khyal, dhrupad et chant carnatique d’Inde du Nord et du Sud sans oublier tous les grandes traditions de la danse classique indienne (barhata natyam, odissi, katak…)
Figures historiques de la chanson étrangère qui marquent ou ont marqué l’histoire de leur pays : Taos Amrouche, Amalia Rodriguez, José Afonso, Mercedes Sosa, le Cuarteto Cedron, Atahualpa Yupanqui, Lluis Llach….
Chanteurs et musiciens qui ont fait leurs premiers pas sur une grande scène parisienne comme Salif Keita, Youssou N’Dour, Mory Kante, Nusrat Fateh Ali Khan, I Muvrini, Cesaria Evora, Paolo Conte …

  • Jazz : Joachim Kühn, Michel Portal, John Hendricks,  Stéphane Grappelli, Golden Gate Quartet, Claude Bolling…  
  • Chanson française : Juliette Greco, Charles Trenet, Guy Béart, Claude Nougaro, Bernard Lavilliers, Michel Jonasz, Renaud , Maurane, Juliette…
  • Mime : Marcel Marceau
  • Humour : Raymond Devos, Sol…
  • Les inclassables enfin : Philippe Genty, les Mummenschanz… et récemment l’extraordinaire James Thierrée



Le Théâtre de la Ville aujourd'hui

Le projet artistique
Les artistes associés
Un Théâtre ouvert sur le monde
Saison 2009-2010

 
Mairie de Paris
Théâtre de la Ville
2 place du Châtelet Paris 4
plan d'accès
photo de la salle

Théâtre des Abbesses
31 rue des Abbesses Paris 18
plan d'accès
photo de la salle

Location 01.42.74.22.77       Administration 01.48.87.54.42


credits : studio mondomix