English version
AU THÉÂTRE DE LA VILLE
AUX ABBESSES
 
Théâtre
Danse
Musique
Musiques du Monde
Cliquez pour agrandir ce planisphère
Cliquez pour fermer

Allemagne

Billetterie



TARIF PLEIN
1ère et 2ème catégories €
JEUNE
1ère et 2ème catégories €

ce spectacle a déjà eu lieu
voir les spectacles à l'affiche














Spectacle recommandé

5 solos






 Théâtre des Abbesses
du 8 au 12 juin 2010
  • du mardi 8 au mercredi 9 juin 2010 - 20h30
  • du vendredi 11 au samedi 12 juin 2010 - 20h30


Susanne Linke Chorégraphe

5 solos


Biographie du corps.
Danser, est-ce hurler l’essence d’un silence ?


Danse d’expression. Danse de la nécessité intérieure, pour «dire son corps»*. Depuis son fameux solo Hexentanz (Danse de la sorcière), l’Allemande Mary Wigman (1886-1973) en fut la pionnière, la prêtresse, la pédagogue. Susanne Linke, qui fut l’une des dernières élèves de Wigman à Berlin, peut être considérée comme l’ultime sorcière de cette lignée prolifique où la danse contemporaine a puisé nombre de ses fondamentaux. Dans les années 80, la danse allemande semblait se résumer aux « trois cousines » qui l’incarnaient : Pina Bausch, élève de Kurt Jooss et inimitable instigatrice du tanztheater en son fief de Wuppertal ; Reinhild Hoffmann, elle aussi élève de Jooss, au style plus lyrique ; et Susanne Linke, la plus nomade et la plus solitaire des trois, primée en 1975 au concours de Bagnolet pour une Danse funèbre qui éclatait au grand jour. Pina Bausch et Reinhild Hoffmann étaient célébrées pour leurs pièces de groupe, quand Susanne Linke s’imposait en solo. Division d’ailleurs un peu injuste : qui a vu ses chorégraphies pour le Centre chorégraphique d’Essen, pour la compagnie José Limón ou encore pour l’Opéra de Paris, sait de quelle maturité compositionnelle est capable Susanne Linke. Mais c’est ainsi : la critique a d’abord reconnu en elle la danseuse plutôt que la chorégraphe. Non sans raison d’ailleurs, tant la puissance d’expression de Susanne Linke, dans l’éclosion du geste, dans l’infusion du mouvement et la densité de présence ne pouvaient laisser indifférent. Alliage unique d’une puissance charnelle et d’une douceur lumineuse. Le tout issu d’une histoire personnelle assez exceptionnelle.
«Danser, est-ce taire l’essence d’un cri ? », questionnait Rainer-Maria Rilke dans une lettre adressée à une célèbre danseuse d’avant-guerre, Clotilde Van Doerp. On pourrait tout aussi bien demander, paraphrasant le poète : danser, est-ce hurler l’essence d’un silence ? La vie de Susanne Linke, en effet, commence dans et avec le mutisme. Jusqu’à l’âge de six ans, le langage lui est une source étrangère, un inaccessible rivage. Suite à une méningite, elle ne peut ni entendre ni parler. Réfugiée, ou recluse, dans l’autisme. Vient alors la danse, cet art prétendument «non verbal », où son corps va enfin trouver le chemin du signe, et c’est par le miracle du mouvement qu’elle accède, aussi, au langage parlé.


Jean-Marc Adolphe


* Cf. Dictionnaire de la danse, sous la direction de Philippe Le Moal, éditions Larousse, 2008.

 

CHANGEMENT de programme
La pièce Schritte Verlfogen II est remplacée par un programme exceptionnel de 5 solos dont Im Bade wannen, une oeuvre légendaire  interprétée par Susanne Linke elle-même et Flut dansé par Urs Dietrich, son complice de toujours.

 

Orient-Okzident (1984)
chorégraphie, costume, mise en scène
Susanne Linke
dansé par
Armelle van Eecloo
lumières
Johan Delaere
musique
Yannis Xenakis, One way of the evolution


Im Bade wannen (1980)
chorégraphie, costume, mise en scène, danse
Susanne Linke
lumières
Johan Delaere
musique
Eric Satie, En habit de cheval / Gymnopedie I & III,
version pour orchestre par Claude Debussy


Wandlung (1978)
chorégraphie, costume, mise en scène, lumières
Susanne Linke
dansé par
Mareike Franz
musique 
Franz Schubert, Der Tod und das Mädchen, 2.Satz

 

Flut (1981)
chorégraphie, costume, mise en scène, lumières
Susanne Linke
dansé par
Urs Dietrich
musique
Gabriel Fauré joué par Pablo Casals


Kaikou-Yin (2008) (Transmigration)
chorégraphie, costume, mise en scène, danse
Susanne Linke
lumières
Uwe Renken
musique
Gustav Mahler, 5e Symphonie – Adagietto


production
Susanne Linke – Versiliadanza 2008

 
biographies
 

à voir aussi

Pina Bausch
Vollmond
Masurca Fogo

 

 
 
imprimer envoyer à un ami
Mairie de Paris
Théâtre de la Ville
2 place du Châtelet Paris 4
plan d'accès
photo de la salle

Théâtre des Abbesses
31 rue des Abbesses Paris 18
plan d'accès
photo de la salle

Location 01.42.74.22.77       Administration 01.48.87.54.42


credits : studio mondomix