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« Ce n’est pas mon histoire », répète obstinément un jeune homme assis au banc des accusés. « Présumé coupable » d’un meurtre, par une sombre nuit, au sortir du Tropical Bar, voilà un an et demi. Son père, sa mère, son jeune frère, sa petite amie, le jumeau du tué et la narratrice… tous sont là, suspendus au silence des trois minutes avant l’ouverture de l’audience. Ils se regardent, tournent les mots qui crépitent dans leur tête, pour comprendre ou supplier. Peu à peu se dessinent les ombres de l’enfance, le néant d’un acte, le gâchis. Et bien sûr l’opprobre aux yeux des voisins et des collègues. Nadia Xerri-L., qui signe le texte et la mise en scène, tisse finement ces voix qui avouent la complexité des relations parents-enfants, l’amour à l’épreuve du crime, le poids social. Gwénola David Couteau de nuit est publié aux éditions Actes Sud-Papiers (septembre 2008). |
Knife in the Night “It’s not my story”, this is what a young man in the dock obstinately keeps repeating. He is “presumed guilty” of a murder which took place on a dark night outside the Tropical Bar, a year and a half ago. His father, mother, young brother, girlfriend, the murdered man’s twin brother and the woman narrator are all waiting in the three minutes of suspended silence before the hearing starts. They look at each other, thinking again and again about the words which rattle round in their heads, the words needed to understand or to implore. Little by little, the shadows of childhood, the pointlessness of an action and the waste it has created emerge. So does, of course, the disgrace in the eyes of neighbours and colleagues. Nadia Xerri-L.,who is the author and director of the play, subtly weaves those voices, which disclose the complexity of the relationship between parents and children, reveal how love is put to test love put to the test by crime and tell of the oppressive weight of society. Gwénola David |
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NADIA XERRI-L. Née en 1971, Nadia Xerri-L. suit des études littéraires, fait une école d’art dramatique, passe une maîtrise de poésie contemporaine, se décide pour l’écriture théâtrale. Elle est tourmentée par l’image de son grand-père, émigré maltais analphabète. Ses parents travaillent, rompent avec leur milieu social d’origine. Sa mère l’emmène au théâtre, elle suit les créations à Paris, au festival d’Avignon. Elle passe beaucoup de son temps à enseigner la maïeutique, méthode de réflexion sur le langage, dans les lycées et les prisons. Elle adapte et met en scène Vers le phare de Virginia Woolf, puis ses propres textes : L’Une de l’autre (Actes Sud-Papiers) présenté au Théâtre Paris-Villette en avril 2006, tendre règlement de compte entre deux sœurs, description joliment acérée de la condition de cadette. Puis, à l’Atelier du Plateau, en février 2008, 3 Elles, confessions sensibles de deux femmes blessées. Elle voit dans le théâtre un lien unique et indispensable entre les êtres humains. |
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Lecture-rencontre avec Nadia Xerri-L. au Centre d'animation Binet le samedi 18 octobre à 16h POUR EN SAVOIR PLUS : http://www.animation18.com/?arpage=julie-telle-que |
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